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La psychophobie, ou le sanisme (en anglais mentalism ou sanism), est une forme de discrimination et d'oppression envers des personnes qui ont ou sont censées avoir un trouble psychique ou une autre condition mentale stigmatisée. Les victimes en sont les personnes catégorisées comme souffrant de troubles psychiques. C'est une forme de validisme. Cette discrimination s'exprime par l'utilisation de termes péjoratifs tels que les notions de « maladie mentale » ou de « déficience intellectuelle ». La discrimination est fondée sur de nombreux facteurs tels que les stéréotypes contre la neurodivergence (par exemple, l'autisme, le trouble des apprentissages, le TDAH, le trouble bipolaire, la schizophrénie, le trouble de la personnalité), les phénomènes comportementaux spécifiques (par exemple le bégaiement et les tics), ou un handicap mental. Comme d'autres formes de discrimination telles que le sexisme et le racisme, la psychophobie implique des formes d'oppression intersectionnelles complexes, incluant les inégalités sociales et les déséquilibres de pouvoir. La psychophobie se manifeste ainsi dans de nombreux domaines : les personnes catégorisées comme souffrant de troubles psychiques peuvent subir des discriminations relatives à leur accès au travail et à leur niveau de rémunération au sein de celui-ci, leur accès au logement, à une vie sociale indépendante etc. Des approches intersectionnelles de la psychophobie ont été proposées.
Sources : fr.wikipedia.org
La psychophobie se rapporte à un ensemble de stigmatisations auxquelles les individus sont sujets, que ce soit de manière internalisée, publique ou individuelle, mais celle-ci ne se réduit pas à cet ensemble de stigmatisations : il y aurait, chez le public comme chez les professionnels de santé, des attitudes, croyances et pratiques psychophobes donnant naissance à toutes ces stigmatisations. La Convention relative aux droits des personnes handicapées a été citée comme capable de susciter des réformes sur les lois relatives aux troubles psychiques, au niveau international, à condition, selon Michael L. Perlin (en), avocat, que soit prise en compte, dans quelle mesure la psychophobie a influencé la législation et l'application des lois relatives aux troubles psychiques depuis des siècles.
Sources : fr.wikipedia.org
== Terminologie == Le concept s'est d'abord fait connaître en langue anglaise, par utilisation interchangeable des mots sanism et mentalism. Le mot sanism est devenu prédominant chez les chercheurs et les activistes en santé mentale. Le mot sanism a été créé par Morton Birnbaum (en) durant son travail de défense des droits d'Edward Stephens, un patient en santé mentale, dans le cadre d'une affaire judiciaire américaine des années 1960. Birnbaum est un médecin, avocat et activiste en santé mentale qui a travaillé à l'établissement de droits constitutionnels pour les patients en santé mentale victimes d'hospitalisation sans consentement. Depuis sa première remarque sur le terme en 1980, le professeur Michael L. Perlin, de New York, a par la suite continué à l'utiliser. En 1975, Judi Chamberlin a inventé le terme de mentalism dans le chapitre d'un livre de Women Look at Psychiatry. Le terme s'est fait connaître quand elle l'a utilisé, en 1978, dans son livre On Our Own: Patient Controlled Alternatives to the Mental Health System, qui est devenu le texte référence du mouvement des survivants de la psychiatrie aux États-Unis. La création et l'utilisation d'un nouveau terme en « isme » a suscité des interrogations, car pouvant être perçue comme source de discorde, datée, ou comme une forme inacceptable de politiquement correct. En français, le terme de « psychophobie » est davantage utilisé que les mots « sanisme » ou « mentalisme ».
Sources : fr.wikipedia.org
À ne pas confondre avec Le psychophobe, tableau clinique élaboré par Jean-Luc Donnet décrivant une phobie d'être en contact avec son propre fonctionnement psychique. L'ancien directeur de MindFreedom International, une organisation de survivants de la psychiatrie, David Oaks, affirme que pendant des décennies, il a exploré les profondeurs de la psychophobie (ou sanisme) et n'a pas encore trouvé de fin, et suggère que c'est peut-être l'«isme» le plus pernicieux parce que les gens ont tendance à se définir par leur rationalité et leurs sentiments de référence.
Sources : fr.wikipedia.org
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